Didier Guillaume nouveau ministre de l’Agriculture

Anne Sophie LESAGE avec AFP

Didier Guillaume nouveau ministre de l’Agriculture
© Capture d'écran Public Sénat

Ce mardi 16 octobre, Edouard Philippe a annoncé la constitution de son nouveau gouvernement. Parmi les ministres sortants, Stéphane Travert Ministre de l’Agriculture, remplacé par Didier Guillaume.

C’est donc l’ancien patron des sénateurs socialistes qui prend la tête du ministère de l’Agriculture. Âgé de 59 ans, Didier Guillaume, sénateur de la Drôme succède à Stéphane Travert à la rue de Varenne. Pourtant en janvier 2018, Didier Guillaume avait annoncé son départ de la vie politique, afin de prendre la tête du comité d’organisation de la Coupe du monde de rugby avant de renoncer et revenir au Sénat, au sein du groupe Rassemblement démocratique et social européen (RDSE). Didier Guillaume a été le directeur de campagne de Manuel Valls en 2017. C’est également un proche de François Hollande. Stéphane Travert quitte donc le ministère de l'Agriculture après avoir occupé le poste pendant 17 mois. La passation de pouvoir a eu lieu ce mardi à midi, conseil des ministre oblige. 

Premier objectif de ce nouveau gouvernement, donner le second souffle dont à tant besoin Emmanuel Macron mais aussi, ce qui justifie que ce remaniement ait tardé à venir. Deuxième ambition, il faut que cette nouvelle équipe dure dans le temps. Après les départs successifs de Nicolas Hulot et Gérard Collomb, le gouvernement a besoin d’une équipe stable, prête à tenir le cap. 

Les dossiers qui attendent Didier Guillaume 

Revenus agricoles et négociations commerciales

Les négociations commerciales annuelles entre distributeurs et fournisseurs de l'alimentation qui viennent de démarrer et dureront jusqu'à fin février, s'annoncent compliquées, la loi alimentation récemment adoptée suscitant des tensions entre professionnels. Cette loi doit en particulier permettre aux agriculteurs d'être mieux rémunérés. Le gouvernement a assuré qu'il prendrait d'ici fin novembre les ordonnances promises portant sur le relèvement de 10% du seuil de vente à perte (SRP) et l'encadrement des promotions, mesures que certains distributeurs cherchent déjà à contourner. La mesure clé de construction des indicateurs de prix, cruciale pour les revenus des agriculteurs, est par ailleurs jugée décevante par les intéressés. Les interprofessions (producteurs, distributeurs, industriels) doivent s'organiser pour définir la construction des prix prenant en compte les coûts de production. Mais en cas de désaccord, ce ne sera pas l'indicateur calculé par l'Observatoire des prix et des marges qui s'appliquera, contrairement au souhait des producteurs, les agriculteurs en particulier.

Plans filières

"Deuxième brique", de la politique de l'alimentation voulue par le gouvernement, les acteurs économiques doivent se mobiliser collectivement autour de plans de développement et de transformation, pour permettre une montée en gamme et une réduction des produits phytosanitaires. Les plan de filières prévoient ainsi une hausse de la production de produits issus de l'agriculture biologique ou tenant compte de la préservation de l'environnement, des indications sur la provenance, la réduction des emballages plastiques et des mesures en faveur du bien-être animal. Le versement du grand plan d'investissement de 5 milliards d'euros pour l'agriculture dépendra de la réussite de ces plans, a insisté le gouvernement auprès des interprofessions.

Négociations de la future PAC

La politique agricole commune (PAC) réformée qui doit entrer en application en 2021 va coïncider avec le débat sur un nouveau cadre pluriannuel financier (2021-2027), pour lequel la Commission européenne a proposé une baisse de 5% du budget, justifiée par la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne. Cette perspective préoccupe la France, l'un des grands bénéficiaires avec l'Espagne de la politique agricole, qui a pris la tête d'un groupe de 20 ministres européens opposés au projet.

Lutte contre la fièvre porcine africaine

Après la découverte en Belgique de cas de peste porcine africaine sur des sangliers, le gouvernement comme les éleveurs se sont mis en ordre de marche pour que la maladie n'atteigne pas la France. L'arrivée de l'épizootie dans l'Hexagone pourrait coûter 700 millions d'euros à la filière selon des chiffres de l'interprofession Inaporc, cités par Le Figaro.

Glyphosate

Engagement présidentiel, la sortie du glyphosate d'ici 2021 n'a pas été gravée dans la loi malgré des amendements portés par une partie des "marcheurs" lors des débats à l'Assemblée, et le soutien de Nicolas Hulot, alors ministre de l'Écologie. Une mission parlementaire a été lancée fin septembre "sur le suivi de la stratégie de sortie".  

A lire aussi : 

La loi Alimentation et la PAC, priorités de Didier Guillaume

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Commentaires 6

bleue 26

encore de l incompétence dans l air est ce qu'un jour il y aura un scientifique ou mieux un agriculteur à ce poste

beberino

encore un indien blablateur de macron !!

Bonjour

C est un proche de François Hollande ca fait pas rêver !!!

duracuire

et au suivant .....la place n'est pas bien bonne surement , l'ancien est parti de "Travert" et rien ne va changer comme d'habitude , Macron remplace un incapable par un autre ...pendant se temps ,les eleveurs meurrent a petit feu ...les friches reprennent leurs places dans les zones ou la terre n'est plus assez rentable pour n' y tirer qu'un maigre revenu, mon voisin "bio" 150 ha jette l'eponge ....l'autre a coté eleveur laitier n'en peut plus ...et casse son troupeau , moi producteur de pruneaux , 30% de la recolte 2017 n'est toujours pas payer ...et la demie récolte 2018 : "quotas" oblige au prix derisoire et symbolique d'1€ le kg ....la tronçonneuse tourne ....au moins c'est hiver je me chaufferais ..... sinon ça va :-)

jasmin 44

La retraite pour un ministre de l'agriculture est elle de 900€par mois?...si tu travaille bien!
sinon on te prend tout.

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