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Légère baisse des installations en 2018

Anne Sophie LESAGE

Légère baisse des installations en 2018
Les installations d'agriculteurs ont baissé de 2,8% en 2018, d'après les statistiques de la MSA publiées mardi 12 novembre.

Après une légère hausse en 2017, les installations d’agriculteurs sont reparties à la baisse l’année dernière, selon les statistiques de la MSA publiées mardi 12 novembre. Cette baisse serait provoquée par la diminution du nombre d’installés de plus de 40 ans.

D'après les statistiques de la MSA, l’année 2018 a compté 13 925 nouveaux chefs d'exploitation, soit une baisse de 2,8%. Ces nouveaux chiffres succèdent à une légère hausse de 1,2% en 2017 et une baisse de 6,2% en 2016. Sur ces nouveaux installés, 9 579 avaient moins de 40 ans (+0,5%). Ces derniers représentent 68,8% des installations. La superficie des exploitations diminue également chez les moins de 40 ans. D’après la MSA, « en 2018, la moitié des jeunes installés agricoles exploite une superficie (par installé) inférieure ou égale à 23 hectares et un quart exploite plus de 54 hectares. » La MSA précise que « la superficie moyenne par exploitation agricole (sur l'ensemble des chefs d'exploitation) s'élève à 65,6 hectares en 2018, en progression de + 0,9 % (65 hectares en 2017). »

Baisse des transferts entre époux

Pour les installations tardives (non éligibles au dispositif d’aide à l’installation réservé aux moins de 40 ans), leur majorité (3 473) ne résulte pas d’un transfert entre époux. Elles représentent 24,9% des installations de l’année 2018, en baisse de 5,3% par rapport à 2017. Les transferts entre époux sont en baisse significative de 21,8% et représentent 873 installations.

D’après la MSA, environ 80% des chefs d'exploitation installés le sont encore 6 ans plus tard. « Le taux de maintien est extrêmement élevé pour les jeunes (87%). Il est significativement plus faible pour les installés de plus de 40 ans (départs à la retraite inclus, ndlr) : 69,1% pour les installés hors transfert et 57,5% pour les installés suite à un transfert entre époux. »

Les sociétés privilégiées par les nouveaux installés

Toujours d’après la MSA, « depuis 2005, l'installation sous forme sociétaire est devenue majoritaire chez les jeunes installés et se stabilise entre 55 et 57% de 2012 à 2017. En 2018, 55,4% des jeunes s'établissent en société avec une prédilection croissante pour les GAEC et les EARL (respectivement 25,7 % et 17,5 % des installations). »

Enfin, les régions où l’installation a été la plus dynamique en 2018 sont l’Ile-de-France (+ 8,6%) et la Corse (+7,8%). A l’inverse, les régions Centre-Val de Loire (- 9,4%) et Pays de la Loire (- 9,0%) connaissent le plus fort recul.

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Commentaires 2

JA+POURLONGTEMPS

Pourquoi s'étonner d' une telle décroissance ?
Ma vie : Après 9 ans d'installation, encadré par la chambre d'agriculture, CER, MSA l'état me réclame le remboursement de la totalité de la DJA : 12000 € .
Cause : Dépassement du revenu disponible (seuil 3 SMIC ).
Quelle mauvaise Blague ?
Dure réalité..., ils ne peuvent pas entendre que par sécurité les agriculteurs puissent autofinancer certains de leurs investissements. Diminuant d'autant le revenu réel disponible.
Comment continuer à croire que la France veux préserver son agriculture, installer des jeunes, préserver notre bocage, notre planète .......

Etama

VOYONS VOIR...
C'est tout de même surprenant cela, un métier où l'on batifole au grand air, où l'on bronze s'en même s'en rendre compte, un peu comme Mr Jourdain faisait de la prose sans le savoir
Une activité profitable où l'on s'épanoui dans des tâches d'une variété insoupçonnée de 6 H. à 20 H. voire plus pour les gourmands qui en redemandent .Une profession sans contraintes , si quand même un peu la météo, un peu l'administration bienveillante , un peu les rurbains souvent jaloux du beau teint halé de ces privilégiers du grand air .
Enfin et surtout le parachute doré d'une retraite à 750 €/mois . ET tout cela n'attire plus les jeunes , ils exagèrent tout de même un peu .Non vous ne croyez pas ?

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