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Jeudi 01/01/2026

2025, dans le top 5 des années les plus chaudes, la pluviométrie proche des normales

Selon Météo-France, l’année 2025 au 4ème ou au 3ème rang des années les plus chaudes jamais enregistrées en France depuis le début des mesures en 1900. Après une année 2024 très excédentaire, le cumul de précipitations est proche de la normale.

14,0°C de température moyenne, +1,0°C par rapport à la normale 1991-2020

Avec une température moyenne estimée d’environ 14,0°C, soit une anomalie de +1,0°C par rapport à la normale 1991-2020, l’année 2025 se classera au 4ème ou au 3ème rang des années les plus chaudes jamais enregistrées en France depuis le début des mesures en 1900, derrière les années 2022 et 2023, devant 2024, indique Météo-France dans son bilan climatique 2025.

Dans une France à +2,7°C à l’horizon 2050, hypothèse retenue par la Trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC), la température moyenne annuelle de 2025 serait dépassée plus d’une année sur deux et quasi systématiquement dans une France à +4°C à l’horizon 2100, hypothèse retenue par la TRACC à cette échéance.

Une pluviométrie dans la normale mais des contrastes saisonniers

Après une année 2024 très excédentaire (de l’ordre de +15%), le cumul de précipitations en 2025 est proche de la normale relève Météo-France. Les dernières années sont représentatives des fortes variations de cumul de précipitations, d’une année à l’autre, qui pourraient caractériser le climat futur, sans dessiner de tendance marquée des cumuls annuels,

Les contrastes saisonniers seront un autre marqueur du climat futur avec une hausse des précipitations en hiver et une baisse en été. Les précipitations efficaces (différence entre précipitations et évaporation) vont ainsi diminuer sous l’effet de la hausse des températures.

La sécheresse estivale, un épisode désormais classique

En 2025, un épisode de sécheresse des sols a concerné 30% de la France de manière durable de mai à août (4 mois). Une proportion plus importante du territoire a été impactée, au moins de manière plus ponctuelle. En moyenne sur la France, cet épisode de sécheresse estivale est classique dans le climat

récent.

Un été 2025 marqué par de violents incendies

Les vagues de chaleur successives, combinées aux différents coups de vent fort (mistral et tramontane principalement), ont augmenté substantiellement les dangers de feu durant l’été. En 2025, plus de 30.000 ha ont brûlé, contre une moyenne de 14.000 ha entre 2006 et 2021, le record datant de 2022 avec 69.000 ha.

Le plus grand incendie de l’été est le feu de Ribaute (Aude) début août, qui a brûlé 11.133 ha. Un feu que l’on peut qualifier de hors normes, notamment pour sa superficie et son intensité.