Téléchargez la nouvelle application Pleinchamp !
Lundi 29/09/2025

DNC : des places d’accueil d’urgence et une aide pour la prise en pension

Ces mesures sont destinées à assurer la prise en charge des 4000 bovins piégés en estive par les restrictions de mouvements, qui empêchent leur transfert dans leur élevage d’origine situé en zone indemne de maladie. Pour la Confédération paysanne, le compte n’y est pas.

Des places d’accueil d’urgence pour des génisses, mais aussi des vaches laitières, sont ouvertes dans les établissements de formation agricole publics et privés du secteur et une aide financière de 2 € maximum par jour et par bovin à compter du 22 septembre, jusqu’à la levée des restrictions de mouvements et dans la limite de 45 jours : telles sont les deux mesures annoncées par le ministère de l’Agriculture pour assurer la prise en charge des bovins dans des alpages situés en zone réglementée et dans l’impossibilité de rejoindre leur élevage d’origine situé en zone indemne de dermatose nodulaire bovine (DNC).

Ces mesures concernent la zone réglementée des Savoie, débordant sur les départements de l’Ain et de l’Isère, où la DNC est apparue le 29 juin et où la détection du dernier foyer remonte au 6 septembre. Compte des 45 jours réglementaires requis entre la détection du dernier foyer et la levée des restrictions inhérentes à la zone, et à supposer qu’aucun nouveau foyer n’apparaisse, les mouvements d’animaux ne pourront rependre théoriquement qu’à compter du 21 octobre, une date bien trop tardive compte tenu des impératifs climatiques et des mises-bas. Malgré la solidarité agricole à l’œuvre, 4000 bovins restent piégés en estive en zone réglementée, selon le ministère.

La Conf’ remontée

La Confédération paysanne qualifie de « maigres » et « fausses » solutions les mesures du ministère, évoquant les chiffres de « 2000 génisses et vaches » en estive ayant commencé à vêler ou s'en approchant, « sous la neige, sans herbe » et « plusieurs milliers de veaux et de broutards coincés dans les fermes, qui auraient dû partir dans des fermes d’engraissement en zone indemne ». En ce qui concerne la stratégie de lutte, le syndicat dénonce depuis la première heure le recours à l’abattage total des élevages infectés au profit de l’instauration de dérogations à l'interdiction de mouvement pour les animaux testés et vaccinés avec garanties à l’arrivée et d’une levée de la zone réglementée commune par commune. « L’apparition d’un nouveau cas dans le Rhône, à 100 km des autres foyers, montre que les règles drastiques génèrent des stratégies de contournement aux interdictions imposées », juge la Conf’.