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Mercredi 17/06/2026

Droit de préemption du preneur en place : comment sécuriser votre exploitation en cas de vente des parcelles ?

Publié par HECTAREA SAS

Lorsque le propriétaire des terres que vous louez décide de vendre, un compte à rebours s'enclenche. En tant que locataire, la loi vous accorde une priorité pour racheter ces parcelles. Mais selon votre cas, sans solution de financement rapide, votre outil de travail peut être menacé.

Droit de préemption du preneur en place : comment sécuriser votre exploitation en cas de vente des parcelles ?

L'essentiel en 3 points clés :

Priorité légale

L'agriculteur en place bénéficie d'un droit de préemption prioritaire sur la Safer en cas de vente des terres qu'il loue. À compter de la notification de vente, vous disposez d'un délai de 2 mois maximum pour prendre vos dispositions. Pour exercer ce droit, vous devez justifier d'un bail rural valide, exploiter les terres depuis au moins 3 ans et ne pas dépasser les seuils de surface régionaux (SDREA).

Risque d'éviction

Au-delà de cette date, si un autre agriculteur achète les parcelles, votre bail se poursuit, mais son renouvellement peut être compromis à son échéance par l'application d'un droit de reprise.

Alternative Hectarea

Faire financer le rachat par le dispositif de portage foncier d'Hectarea vous permet d'exercer votre droit de préemption sous deux mois et conserver vos surfaces sans vous endetter. Cette solution garantit votre maintien dans les lieux grâce à un bail sécurisé et une option d'achat pour racheter les parcelles ultérieurement.

Qu'est-ce que le droit de préemption du preneur en place, dans quelles conditions l'exercer ?

Dans le Code rural et de la pêche maritime (Article L.412-1), c'est un mécanisme juridique qui protège l'exploitant agricole locataire lorsque le propriétaire décide de vendre son foncier. Ce droit vous donne la priorité d'achat sur la grande majorité des acquéreurs, conformément à l'article L. 143-6 du Code rural et de la pêche maritime, y compris sur la Safer (Société d'aménagement foncier et d'établissement rural). Pour l'activer en priorité face à la Safer, vous devez justifier d'un bail rural valide, exercer la profession depuis au moins 3 ans et ne pas dépasser les seuils de surface régionaux (SDREA). Le notaire du propriétaire doit vous notifier le projet de vente (prix et conditions) par lettre recommandée. À compter de la réception de cette notification, vous disposez d'un délai de 2 mois pour faire connaître votre décision. Vous pouvez accepter l'offre aux conditions proposées, la refuser, ou accepter l'achat en saisissant le TPBR pour demander une révision du prix si le prix de cession est déconnecté du marché.

Que se passe-t-il si vous ne préemptez pas ?

Faute de capital ou de capacité d'emprunt bancaire, de nombreux agriculteurs renoncent à exercer ce droit. Si un investisseur non-exploitant achète, votre bail continue normalement avec le nouvel acquéreur, qui reprend l'ensemble des obligations de l'ancien bailleur. En revanche, si l'acheteur est un autre agriculteur, et que vous n'avez pas exercé votre droit, le risque est grand. Il n'est pas possible d'être chassé immédiatement, mais ce dernier peut demander le non-renouvellement de votre location à son échéance pour exploiter lui-même les terres, sous réserve de respecter les critères légaux. La stabilité foncière et l'équilibre économique de votre structure peuvent se retrouver fragilisés.

La solution Hectarea : obtenir les fonds pour se maintenir sans s'endetter

Pour éviter de perdre vos parcelles, des alternatives au crédit bancaire classique existent. Hectarea propose un dispositif de portage foncier : la structure achète le terrain pour vous permettre de l'exploiter, grâce à l'épargne citoyenne.

Un cadre protecteur

En sollicitant Hectarea, vous pouvez réagir dans le délai des deux mois pour maintenir votre activité :

  • Maintien sur les lieux : Vous continuez à exploiter vos parcelles sans interruption. Le modèle d'Hectarea sécurise votre situation sur le long terme par le biais d'un bail rural de 9 ans, ou de long terme (18 ans ou 25 ans), ce qui vous offre une visibilité et une sécurité pour mener votre activité agricole.
  • Trésorerie préservée : Vous n'avez pas à souscrire un emprunt bancaire lourd pour l'achat du foncier. Votre capital reste disponible pour vos investissements (matériel, cheptel, transition écologique...).
  • Option de rachat : Le bail vous permet, dès que votre situation financière le permet (généralement après quelques années), de racheter les parcelles de manière prioritaire.

FAQ : Vos questions sur le droit de préemption

La Safer est-elle prioritaire sur le locataire ?

Non, le locataire est prioritaire sur la Safer si vous cochez les critères. Le droit de préemption de la Safer sur la vente d'un bien à usage agricole, ne peut être exercé que si vous renoncez explicitement à l'achat ou si vous laissez passer le délai de 2 mois sans répondre.

Peut-on contester un prix de vente trop élevé ?

Oui. Dans le délai de 2 mois, vous pouvez accepter l'achat tout en saisissant le TPBR pour demander une expertise de la valeur vénale. Le vendeur conservera toutefois le droit de retirer son bien de la vente si le prix de cession fixé par le tribunal ne lui convient pas.

Hectarea peut-elle intervenir si le délai de 2 mois a commencé ?

Oui, mais la réactivité est cruciale. Dès réception du courrier du notaire ou lorsque vous êtes informés de la vente, contactez Hectarea pour connaître nos conditions, monter le dossier de portage foncier et aligner le financement sur le calendrier légal des 2 mois.