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Vendredi 16/01/2026
Grippe aviaire : nouveau foyer dans un élevage de canards du Lot-et-Garonne
Un foyer de grippe aviaire hautement pathogène (IAHP) a été confirmé vendredi dans un élevage de 6000 canards du Lot-et-Garonne, selon la préfecture de ce département du Sud-Ouest qui avait recensé un premier cas similaire mi-octobre.
Les animaux, qui étaient vaccinés, ont été abattus vendredi matin, tout comme les 52 oiseaux de la basse-cour, afin d'éviter une propagation du virus, a précisé la préfecture dans un communiqué. Un arrêté préfectoral a instauré une zone de protection de 3 km et une zone de surveillance de 10 km autour du site contaminé pour éviter tout risque de diffusion du virus à d'autres élevages.
Dans ces zones, le transport de volailles et d'oiseaux captifs est interdit, sauf dérogation accordée par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP).
Le premier élevage contaminé en octobre dans ce département comprenait 2.000 canards.
Face à l'évolution des cas d'influenza aviaire hautement pathogène dans la faune sauvage et dans les exploitations d'élevage, la France est placée en risque élevé depuis le 22 octobre, malgré la vaccination obligatoire des canards - espèce amplificatrice du virus - qui a permis au pays d'être relativement épargné depuis sa mise en place en octobre 2023.
Depuis août 2025, 110 foyers ont été recensés dans des élevages commerciaux de canards ou de volailles et 18 foyers dans des basses-cours et oiseaux captifs non commerciaux, selon le dernier point du ministère de l'Agriculture publié jeudi.
C'est plus que ce que la France avait recensé sur l'ensemble de son territoire sur la saison 2024-2025, mais bien loin des 1.300 foyers de la saison 2021-2022, dernier pic de l'épizootie qui avait conduit à abattre des dizaines de millions de volailles.
"Le risque de transmission du virus de l'animal à l'homme est très faible mais existe", rappelle la préfecture qui appelle à garder une "vigilance active".
>> Lire aussi : Influenza aviaire : les autorités françaises sur le qui-vive face au risque de transmission humaine