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Jeudi 20/08/2026
Moisson 2026 : les rendements des céréales à paille en baisse mais une qualité « prometteuse »
À défaut d’enregistrer des rendements au niveau de ceux de 2025, les premiers résultats d’analyse de la récolte 2026 affichent une qualité « prometteuse » selon une note conjointe d’Arvalis et de FranceAgriMer.
Avec un rendement moyen de 69,2q/ha en blé tendre (contre 74,2q/ha en 2025), 51,7q/ha en blé dur (contre 58,8q/ha en 2025), 65,5q/ha en orge d’hiver (contre 70,0 q/ha en 2025) et 52,5q/ha en orge de printemps (contre 58,6q/ha en 2025), les céréales à paille ne sont pas sorties complètement indemnes de l’hiver pluvieux, de plusieurs vagues de chaleur et d’épisodes caniculaires exceptionnellement précoces, les premiers résultats d’analyse de la récolte 2026, seront affinées au cours des prochaines semaines, affichent une qualité « prometteuse » selon une note conjointe d’Arvalis et de FranceAgriMer
Blé tendre : la qualité bonne à très bonne
Le volume de production nationale est estimé à 31,92 Mt soit une baisse de 4,3% par rapport à 2025/2026 et de 2,2% par rapport à la moyenne sur 5 ans. La légère augmentation des surfaces cultivées de 3% n’a pas permis de compenser la baisse de rendement. Au niveau de la qualité, la récolte s'annonce très prometteuse. Les vagues de chaleur ont fortement limité la pression biotique et n’ont pas dégradé la qualité technologique des grains.
Dans la plupart des régions, la qualité est jugée bonne à très bonne. Sur la base des résultats partiels d’analyse, la teneur en protéines se situe pour une majorité de départements au-dessus de 11,5%. Les poids spécifiques (PS) sont très élevés avec des moyennes départementales situées entre 77 et 81 kg/hl. Les indices de chute de Hagberg, forts des conditions sèches de fin de cycle, sont également très bons.
Les teneurs en eau des grains à la moisson sont globalement basses à très basses, atout sur les marchés, ces faibles valeurs font cependant mécaniquement baisser les rendements et le tonnage total de la collecte et par ailleurs peuvent nécessiter une vigilance accrue lors du stockage (risque de casse de grains) et de la préparation des blés en meunerie.
Blé dur : la qualité bonne à très bonne
La production de blé dur est estimée à 1,09 Mt, soit une baisse de 16,6% par rapport à l’an passé, et une diminution de 19,8% par rapport à la moyenne quinquennale, résultat de la baisse des surfaces et d’un rendement estimé à 51,7 q/ha. Au-delà de cette mauvaise performance au niveau national, les rendements présentent une forte hétérogénéité selon les bassins de production avec un déficit marqué dans le bassin ouest océan et de meilleures performances en région centre, en particulier sur les sols profonds.
La qualité de la récolte est dans l'ensemble, bonne à très bonne. Sur la base des résultats partiels d’analyse, la teneur moyenne départementale en protéines s’échelonne entre 13 et 14,5% avec une majorité de la production autour de 14%. Comme la campagne précédente, les PS sont très bons, avec des moyennes régionales comprises entre 79 et 80 kg/hl. Le taux de grains mouchetés devrait, quant à lui, être contenu cette année et permettre de s’adapter à tous les cahiers des charges.
Orge d’hiver : bonne résilience de l’orge d’hiver
Grâce à des conditions de semis favorables, les producteurs ont pu sécuriser l'implantation des orges d'hiver, permettant une augmentation des surfaces cultivées par rapport à l'an passé de 12,9% pour atteindre 1,35 Mha.
La production d'orge d'hiver atteint 8,8 Mt, (+ 5,8% par rapport à la moyenne quinquennale). La récolte présente une bonne qualité technologique globale, avec des poids spécifiques généralement satisfaisants à élevés, la majorité autour de 65 kg/hl, des teneurs en protéines entre 10 et 11,5%, et des calibrages entre 80 et 90% dans la plupart des situations. Des disparités demeurent toutefois dans les régions ayant subi des épisodes de chaleur marquée en fin de cycle.
Orge de printemps : des quantités produites en forte baisse
La production d’orge de printemps en 2026 est estimée à 2,22 Mt, soit une baisse de 36,6% par rapport à l’an dernier et de 26,5% en comparaison à la moyenne quinquennale. Cette très mauvaise performance s’explique par la forte réduction des surfaces cultivées de 29%, estimées à 425 milliers d’hectares et par la diminution des rendements. Cette variabilité est liée notamment aux dates de semis (implantations de printemps tardives cette année), aux conditions d’implantation et à la disponibilité en eau au cours du cycle.
Les teneurs en protéines s’échelonnent entre 10,5 et 12%, elles sont parfois trop élevées dans certains bassins de production, et ont pu entraîner des déclassements en orge fourragère, limitant ainsi les volumes répondant aux critères de qualité brassicole. Les calibrages présentent une forte hétérogénéité selon les régions, variant de 65 à 90%.