Téléchargez la nouvelle application Pleinchamp !
Lundi 05/01/2026

Cap sur la restauration collective et la valorisation du lait

Guillaume Voineau, responsable de la marque de producteurs Juste® revient sur la réunion annuelle de fin d'année des ambassadeurs Juste & Vendéen.

Alors que la réunion annuelle des ambassadeurs Juste & Vendéen se tient vendredi 19 décembre, comment s’est déroulée l’année 2025 pour Juste & Vendéen ?

Sur le lait, nous suivons une tendance nationale : la consommation de lait UHT est en baisse, et mécaniquement, nous sommes impactés. Les magasins ont réduit les volumes, et Juste® évolue dans ce même tempo. En revanche, là où les chiffres sont très bons, c’est sur la restauration collective. Nous nous développons bien en collectivité, et c’est clairement un axe porteur pour la marque.

Justement, un nouveau conditionnement est en préparation…

Oui, dans le cadre du partenariat signé avec la Région Pays de la Loire, nous travaillons actuellement sur la sortie d’une outre de lait, destinée à la restauration hors domicile. L’objectif est de proposer un format plus adapté aux cuisines collectives, avec une mise sur le marché espérée au printemps.

Cela ouvre-t-il de nouveaux territoires de commercialisation ?

Aujourd’hui, le lait Juste® est déjà diffusé en Vendée et en Loire-Atlantique, mais aussi au-delà, notamment à Niort. L’ambition est de proposer un lait local disponible à l’échelle régionale, en fonction des circuits logistiques. C’est un signal fort : le modèle fonctionne.

Et du côté des autres produits de la gamme ?

Les résultats sont contrastés selon les filières. Le sel, par exemple, fonctionne très bien : le produit plaît, notamment grâce à son conditionnement original. La bière poursuit son développement, tout comme le miel. Cette année, un nouveau produit a également vu le jour avec la glace, qui a fait l’objet d’un test. C’est un marché très concurrentiel, donc nous avançons prudemment, mais cette expérimentation nous permet d’apprendre et d’ajuster.

Un projet structurant est également attendu pour le lait…

Oui, c’est un projet important pour nous : la fabrication de la bouteille à Cholet, en Maine-et-Loire. Jusqu’ici, elle était produite en Indre ou dans le Loiret. Le fait de rapatrier cette étape dans la région est un véritable aboutissement. C’était un critère fort dans le choix de notre partenaire industriel, LSDH, avec qui nous partageons une vision commune autour du lait tracé et valorisé localement.

D’autres pistes sont-elles à l’étude pour 2026 ?

Nous travaillons sur la valorisation du lait, notamment autour de produits dérivés comme le beurre ou la crème. Ce sont des projets longs à construire. La farine reste également un enjeu important. Pour moi, nous sommes dans une situation comparable à celle du lait en 2018 : les critères sont réunis pour proposer une farine justement rémunérée, même si le marché est encore difficile. Il ne faut rien lâcher.

Quels sont les enjeux prioritaires pour les années à venir ?

En grande distribution, nous sommes désormais bien identifiés. Le véritable enjeu, c’est maintenant la restauration collective : être plus présents dans les cantines, les lycées, les établissements publics.
C’est à la fois un enjeu économique, territorial et sociétal. Et c’est là que la démarche Juste® prend tout son sens.