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Mercredi 24/06/2026

De Sangosse décrète l’an 1 de la phytothérapie experte à usage agricole

Publié par Pleinchamp

Le leader des biosolutions entend expertiser une pratique millénaire et un brin empirique dans l’objectif d’élargir l’éventail de solutions alternatives dans trois directions que sont la physiologie, la nutrition et la protection. Avec « Parlons Plante » au soutien de la pédagogie et Végévital pour la gamme de solutions dédiées.

Achillée millefeuille, ail, bourdaine, camomille, consoude, piment, osier, ortie, prêle, reine des prés, sureau, thym, valériane… : elles sont en réalité plus de 1000 utilisables en phytothérapie en France, selon la réglementation en vigueur. Elles, ce sont les plantes dont les composés actifs, qui peuvent se compter en dizaines voire en centaines par espèce, peuvent avoir un effet phytothérapique bénéfique à d’autres plantes, et notamment aux végétaux cultivés.

Ces vertus sont bien identifiées depuis l’Antiquité et elles ont largement inspiré la chimie de synthèse au cours du XXème siècle. Selon De Sangosse, elles seraient aujourd’hui mises à profit par des initiés, à hauteur de 4% à 10% selon les filières avec dans la moitié des cas le recours à l’autoconception, non sans résultats probants mais relevant de pratiques hétérogènes et difficilement reproductibles. « Cette situation limite son appropriation par les filières et complique l’évaluation de ses apports réels dans les systèmes de culture, estime de Sangosse. L’enjeu n’est pas de promouvoir un marché déjà structuré, mais de poser les bases d’une approche agronomique plus lisible, plus fiable et mieux partagée ».

Plante par plante, produit par produit

C’est ce à quoi l’entreprise a décidé de s’atteler, avec une méthode simple, au moins en apparence : analyser les composés des plantes, documenter les propriétés et tester les effets attendus, plante par plante, produit par produit. « C’est un travail de longue haleine, relève Emeline Lasserre-Arondel, cheffe de marché phytothérapie chez De Sangosse. Mais c’est une condition sine qua none pour que chacun puisse s’approprier le sujet, et pour que cette alternative technique puisse devenir accessible au plus grand nombre », étant entendu que les attentes en matière de solutions alternatives se renforcent.

« Parlons Plantes »

Selon De Sangosse, le principal frein au développement de la phytothérapie réside dans l’absence de cadre partagé. Pour relever le défi, l’entreprise mise sur un travail continu d’expérimentation et d’observation en laboratoire et en conditions réelles. En parallèle, des réseaux de fermes, des tests terrain et des retours d’expérience vont permettre d’alimenter les connaissances et d’ajuster les usages. « Cette démarche progressive vise à concilier compréhension scientifique et réalité des pratiques agricoles, dans une logique d’apprentissage collectif », soutient l’entreprise, qui entend faire œuvre de pédagogie autour de la démarche « Parlons Plantes », destinée à à établir un socle de connaissances partagées, à renforcer la compréhension technique du sujet et in fine à crédibiliser les acquis techniques.

« Végévital »

La « traduction produits » s’appelle « Végévital ». Elle est constituée aujourd’hui d’une gamme mono-plante baptisée « Plantes » (13 références), d’une gamme multi-plantes (« Bénéfice », 6 références) et d’une gamme « sur-mesure » constituée de solutions adaptées aux problématiques locales portées par les distributeurs, doublées d’un accompagnement technique. Dans le cas de l’ail, la phytothérapie est susceptible d’agir sur la physiologie (en facilitant la synthèse des sucres et une croissance équilibrée, en favorisant une meilleure résistance aux brûlures), sur la nutrition (en contribuant au maintien du stocke minéral et vitaminique) et sur la protection et défense contre pathogènes et insectes ravageurs.