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Vendredi 15/05/2026
Reliquats d’aides bio : la FNAB réclame la « transparence »
La FNAB attend du ministère de l’Agriculture qu’il lève le voile sur la part des agriculteurs bio bénéficiaires des MAEC, dispositif qui vient d’hériter de 40 des 150 millions d’euros des reliquats bio de la campagne 2025. La ministre affirme de son côté que « la France soutient et croit en l’agriculture biologique », chiffres à l’appui.
« Les MAEC ne sont clairement pas l’outil de développement de l’agriculture biologique et seule une petite partie des 40 millions d’euros viendront soutenir un nombre limité de fermes bio car l’outil MAEC est mal adapté pour soutenir l’AB ». Telle est la réaction de la FNAB à l’annonce, le 8 mai dernier, du fléchage de 40 millions d’euros de reliquats d’aides bio aux zones intermédiaires et à l’agriculture biologique. « Le ministère de l’Agriculture ne publie jamais le nombre de bénéficiaires bio au sein des MAEC, regrette Loïc Madeline, co-président de la FNAB. Le réseau FNAB a depuis longtemps fait remonter les besoins en MAEC autour des fermes stratégiquement implantées sur des zones de captage, autour de productions stratégiques. Un complément budgétaire dans les MAEC et à destination des fermes bio n’a de sens que si les projets bio sont sélectionnés lors de la phase d’instruction de la campagne 2026 de la Pac ».
Et de réclamer la publication, au 16 octobre prochain, du « nombre et de la part de porteurs de projets bio dans les MAEC » pour « démontrer ainsi le soutien aux producteurs bio ». Plus largement, la FNAB demande la transparence et le suivi dossier par dossier des reliquats issus de la conversion AB et réitère ses demandes de travail sur l’ensemble des reliquats de conversion AB, fléchés vers des fermes engagées en agriculture biologique. « La France soutient et croit en l’agriculture biologique », a déclaré de son côté la ministre de l’Agriculture le 12 mai, à l’occasion de la visite de l’exploitation de Bruno Martel, président de l’Agence bio, en Ille-et-Vilaine. « Depuis mon arrivée au ministère, mon engagement pour la filière bio est constant. Le bio doit être pris en compte dans chacune de nos politiques agricoles : j’en suis la garante », a-t-elle éxcrit sur le réseau X, se faisant la première avocate de l’AB, « pilier de notre souveraineté alimentaire (…) Produire davantage en France, valoriser nos terroirs, sécuriser nos filières et répondre aux attentes des consommateurs. C’est aussi l’une des réponses concrètes au défi climatique et à la préservation de nos ressources naturelles ».
Annie Genevard a annoncé une nouvelle aide de 5 millions d’euros et rappelé la prorogation du crédit d’impôt à 4500 euros par exploitation, le maintien à 8,8 millions d’euros du Fonds Avenir Bio ou encore les 800.000 euros alloués à la communication.
La FNAB attend de son côté de savoir où vont passer les 110 autres millions d’euros de reliquats et suggère de relever à 145€/ha le montant de l’écorégime AB pour les deux prochaines campagnes.