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Lundi 27/04/2026

Aide exceptionnelle noisette : le guichet FranceAgriMer ouvert jusqu’au 5 juin

Publié par Pleinchamp

L’aide de 3 millions d’euros concerne les producteurs affichant un taux de spécialisation en noisettes d'au moins 25% et ayant subi, sur la campagne de commercialisation 2024, une perte d'excédent brut d'exploitation (EBE) d'au moins 20 % par rapport à un EBE de référence.

Le 13 avril dernier, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard avait annoncé débloquer une aide exceptionnelle de 3 millions d’euros destinée à soutenir les producteurs de noisettes impactés en 2024 par « la chute brutale des rendements » et « en grande difficulté économique ». Dématérialisée, la demande d’aide est opérationnelle depuis ce lundi et doit être déposée sur la Plateforme d’acquisition de données (PAD) de FranceAgriMer avant le vendredi 5 juin à 14 heures.

25% de spécialisation, -20% d’EBE

Soumise au règlement des minimis (plafond de 50.000 euros sur 3 ans), l’aide cible les producteurs réalisant 25% ou plus de leur chiffre d’affaires dans la production de noisette et ayant subi une perte d’EBE au moins égale à 20%, avec pour référence la moyenne olympique des 5 années précédant la campagne de commercialisation 2024 pour ces deux critères, sinon la moyenne des campagnes 2022 et 2023, attestation comptable à la clé dans tous les cas. Les cas particuliers (reprise, fusion, scission, installation…) sont pris en compte. L’aide est fondée sur la prise en charge d’une partie de la baisse de chiffre d’affaires, affectée d’une franchise et d’une bonification pour les adhérents d’une OP et les producteurs ayant souscrit une assurance climatique. Un stabilisateur budgétaire sera appliqué au cas où les demandes dépasseraient les 3 millions d’euros alloués.

En 2024, la coopérative Unicoque (Lot-et-Garonne), principal opérateur français fédérant environ 350 producteurs cumulant 7000ha, avait subi un préjudice très important sous l’effet des attaques de punaises diaboliques et de balanins. Sur un potentiel de production de 13.000 tonnes de noisettes, seules 6500 tonnes avaient été récoltées, dont 30% s’étaient avérées non commercialisables. En 2025, la production était remontée à 7500 tonnes, très loin de l’équilibre économique, tant des producteurs que de la coopérative. En cause : la situation d’impasse phytosanitaire, authentifiée par l’INRAE, et consécutive au retrait de l’acétamipride, insecticide néonicotinoïde autorisé dans l’UE jusqu’en 2033.

L’insecticide pourrait s’offrir un retour en grâce à la faveur du Projet de loi d’urgence agricole, que l’Assemblée nationale examinera en première lecture au mois de mai.