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Mardi 27/10/2026

Cantines publiques : la préférence française et/ou européenne officiellement actée

Publié par Pleinchamp

En application de la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, les cantines des établissements publics, des collectivités ou encore des écoles ont l’obligation de s’approvisionner en France sinon dans l’UE, « sauf en cas d’absence d’offre suffisante ».

« Personne ne peut comprendre désormais en 2026 que des euros d’argent public du contribuable, que ce soit le contribuable local ou le contribuable national puisse permettre d’acheter de la nourriture qui a un bilan carbone et climatique absolument épouvantable et qui vient de l’autre bout du monde ». C’est ce qu’avait déclaré le Premier ministre le 30 janvier en conférence de presse, en marge d’une visite d’exploitation agricole à Baigneaux (Eure-et-Loir). « On ne peut pas avoir un milliard d’euros de commande publique de l’Etat par an en matières premières agricoles et alimentaires dont on ne sait pas dire où est-ce que cet argent va », avait encore dit Sébastien Lecornu.

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Depuis, la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles a été promulguée et son article 8 stipule que les repas servis dans les restaurants collectifs dont les personnes morales de droit public ont la charge, comprennent uniquement des produits originaires de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou des pays et territoires d’outre-mer, « sauf en cas d’absence d’offre suffisante pour un produit particulier et non substituable dans les quantités demandées ». L’arrêté du 16 octobre 2026, paru au Journal officiel le 25 octobre, entérine cette obligation, via la déclaration annuelle sur la plateforme numérique institutionnelle « ma cantine ».

La télédéclaration simplifiée

Chaque année, en application d’un arrêté du 14 septembre 2022, les responsables ou gestionnaires d’un restaurant collectif public ou privé, en régie directe ou en gestion concédée, ont en effet l’obligation de renseigner, leurs données d’achat de denrées alimentaires. La démarche permet de jauger les objectifs assignés par la loi Egalim aux cantines relevant du service public, à savoir un minimum en valeur d’au moins 50% de produits durables et de qualité, dont au moins 20% de produits issus de l’agriculture biologique.

Problème : en 2025, seules 40% des cantines concernées ont effectivement fait remonter leurs données, ce à quoi vise aussi à remédier l’arrêté du 16 octobre 2026, précisant que, « dans un double objectif de simplification et d’amplification de la participation des acteurs du secteur », le mode de télédéclaration « simplifié », expérimenté depuis 2022, devient la modalité de droit commun.