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Mercredi 04/03/2026

L’agriculture de montagne des Hautes-Alpes a brillé aux Syrp’Awards du Salon de l’Agriculture 2026

Publié par Pleinchamp

Entre dégustations, animations et rencontres avec les producteurs, le stand des Hautes-Alpes a marqué le Salon International de l'Agriculture 2026. Une dynamique saluée par un Syrp'Award dans la catégorie Saveurs et Savoir-faire. Comme le chantait Jean Ferrat, « que la montagne est belle ».

« C’est un grand honneur. On est contents d’avoir gagné ce prix, et surtout parce que c’est un prix collectif. » Sur le stand des Hautes-Alpes, Pascal Elias, qui coordonne la présence du territoire avec l’Agence de développement, le Département et la Chambre d’agriculture. ne masque pas la satisfaction du groupe. Quelques minutes plus tôt, le territoire recevait un Syrp’Award dans la catégorie Saveurs et Savoir‑faire, l’une des quatre distinctions remises par le Syrpa lors du Salon International de l’Agriculture.

Le Syrpa, réseau des communicants du monde agricole, récompense chaque année des initiatives de communication valorisant l’agriculture. Pour cette 11e édition des Syrp’Awards, les candidats pouvaient concourir dans quatre thématiques différentes : Éco‑responsable, Pédagogie remarquable, The campagne de com et Saveurs et Savoir‑faire. Les Hautes-Alpes ont choisi de concourir dans la catégorie Saveurs & Savoir‑faire, qui porte sur la capacité d’un stand à montrer concrètement les produits, les gestes et les pratiques d’un territoire. « C’est exactement ce qu’on veut porter pour notre agriculture de montagne. Donc c’était tout naturel de présenter notre candidature. », explique Pascal Elias avec un grand sourire. Pour les représentants du stand de 120 m² cette reconnaissance dépasse le simple trophée : c’est une vitrine du territoire. La petite vache remplaçant la traditionnelle médaille, trône fièrement sur les petites étagères en bois du chalet reconstitué. En chemise en laine à carreaux floquée du logo “Hautes-Alpes”, Pascal Elias montre aussi le diplôme posé entre deux terrines de pâté à l’ail des ours. “C’est une immense fierté pour les producteurs, les participants, le Département et tous ceux qui sont montés à Paris, car c’est un travail collectif

Voir aussi : 2026, année internationale des parcours et du pastoralisme

Un stand construit autour des filières et de la transmission

D’un côté sont vendus les produits typiques des Hautes-Alpes présentés par les producteurs, de l’autre un espace d’animation où des restaurateurs, brasseurs, boulangers … cuisinent en direct les spécialités typiques du territoire : tarte du Valgaudemar, une recette familiale née en 1955, garnie de fruits ou de crème pâtissière ou les célèbres tourtons du Champsaur, des petits coussins fourrés frits à déguster sucrés ou salés. On a goûté : ils ont un goût de reviens-y. Pendant les neuf jours du Salon, cent producteurs se sont relayés. Enfin, la partie restauration était animée par les élèves du lycée agricole de Gap. « Ça permet à ces jeunes de découvrir une autre facette du métier », souligne Pascal Elias. « Ils sont plutôt dans les granges, dans la production. Là, ils rencontrent les visiteurs qui veulent découvrir et acheter. » Pour eux, l’expérience parisienne est une immersion dans la relation au public et la mise en valeur de leur travail. Une manière concrète de comprendre comment un territoire se raconte au-delà de ses exploitations. « Nous, ce qu’on veut mettre en place, c’est la promotion des filières, le savoir‑faire, le savoir‑être et le savoir‑vivre », résume Pascal Elias.

Une récompense qui renforce la dynamique collective

Pour les Hautes-Alpes, ce Syrp’Award s’inscrit dans une continuité : celle d’un territoire qui structure ses filières, d’un collectif organisé, d’une association de producteurs mobilisée et d’une jeunesse impliquée. Le département a su mettre en avant la transmission des savoirs et son agriculture de montagne, bien au-delà du Salon. Construit comme un chalet de montagne, le stand des Hautes-Alpes ne désemplit pas. Entre deux animations, les visiteurs s’arrêtent, goûtent, questionnent. Fromages, charcuteries, miel, bière, bleu du Queyras : les saveurs circulent autant que les conversations. Beaucoup repartent avec un sac un peu plus lourd qu’à l’arrivée.