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Mercredi 17/06/2026
La Ferrandaise, race égérie du Salon de l’agriculture 2027
Originaire du Puy-de-Dôme, la Ferrandaise est une race mixte lait-viande, adaptée aux pratiques pastorales extensives en prairies naturelles. Menacée de disparition dans les années 1970, elle est aujourd’hui portée par environ 750 éleveurs. A (re)découvrir du 27 février au 7 mars 2027 à Paris.
Après la Martiniquaise Brahman, égérie virtuelle du SIA 2026 pour cause de dermatose nodulaire contagieuse, c’est une race originaire d’Auvergne, la Ferrandaise, qui sera à l’honneur de l’édition 2027 du salon de l’Agriculture, programmée du 27 février au 7 mars 2027. Ainsi en ont décidé les organisateurs, qui ont choisi de mettre sous les projecteurs une race qui a bien failli disparaître. Dans les années 1970, on ne comptait plus que 200 femelles et une poignée d’éleveurs qui, sous la houlette de l’Association de sauvegarde de la race bovine, avec l’appui de l’Institut de l’élevage, ont pris le taureau par les cornes en lançant un plan de sauvegarde.
« Choisir la race Ferrandaise comme égérie n’est pas anodin : cela met en avant la nécessité de préserver notre patrimoine agricole unique, aussi vivant que fragile, déclare dans un communiqué Jérôme Despey, président du SIA. Portée par l’OS des Races bovines locales à petits effectifs, la candidature de la Ferrandaise prouve que le collectif est une des clés pour répondre aux enjeux à venir de l’agriculture ».
Une race toute en résilience
En pâturant la plus grande partie de l’année dans des prairies naturelles de moyenne montagne (Parcs naturels régionaux des volcans d’Auvergne et du Livradois Forez), la Ferrandaise profite d’une flore riche et diversifiée, renforçant la saveur de sa viande. Son lait entre également dans la fabrication des AOP Saint-Nectaire, Fourme de Rochefort, Fourme d’Ambert ou encore Fourme de Montbrison. « Il faut savoir qu’il n’y a jamais eu de travail de sélection sur la race Ferrandaise, pour améliorer son potentiel de production en lait ou en viande, explique Alain Guéringer, président de l’Association de sauvegarde de la race bovine ferrandaise. C’est cette mixité historique qui permet aujourd’hui une grande diversité d’élevages ». Une polyvalence qui rime avec résilience, si l’on additionne ses capacités à valoriser les pratiques pastorales extensives en prairies naturelles.
En 2026, environ 750 éleveurs, dont 150 exclusifs, élèvent 4000 Ferrandaises. Parmi elles se trouve la future égérie.