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Mercredi 11/03/2026

Le nombre d’installations agricoles a baissé de 7 % en 2024

Publié par Pleinchamp

Chez les jeunes installés, qui représentent 70,8% des 12 661 nouveaux chefs d’exploitation, la baisse se limite à 3% mais elle pointe à 28,7% chez les installés de plus de 40 ans. En léger recul, le taux de féminisation s’établit à 39,1% selon les chiffres de la MSA.

« Le recul du nombre d’installations, amorcé un an plus tôt, s’intensifie en 2024 ». Tel est le constat dressé par la MSA qui pointe une baisse de 7% en 2024 (soit un effectif de 12.661 nouveaux installés) contre une baisse de 3% en 2023 et ses 13.621 nouveaux chefs d’exploitation.

Evolution du nombre d’installations entre 2018 et 2024 (Source : MSA)
Evolution du nombre d’installations entre 2018 et 2024 (Source : MSA)

« La baisse conséquente du volume total d’installations en 2024 s’explique en grande partie par le brusque repli du nombre d’installés dits tardifs même s’ils représentent moins de 30% des installations ». Un repli que la MSA met sur le compte d’un « contexte moins favorable à l’installation », avec la baisse, une première depuis 2020, des départs d’exploitants agricoles (-13,7%).

Evolution du nombre d’installations de moins et plus de 40 ans entre 2014 et 2024 (Source : MSA)
Evolution du nombre d’installations de moins et plus de 40 ans entre 2014 et 2024 (Source : MSA)

Ainsi, la baisse des installations des 40 ans et moins, qui représentent 70,8% de l’ensemble des nouveaux installés, se limite à 3% quand elle pointe à 15,3% chez les plus de 40 ans hors transfert entre époux (26,2% des installations) et 17,4% pour les installations tardives issues d’un transfert entre époux (3% des installations).

L’Occitanie devant Nouvelle-Aquitaine et Auvergne Rhône-Alpes

Trois régions concentrent chaque année près de la moitié des installations des chefs d’exploitations, à savoir l’Occitanie (15,3% des installations), la Nouvelle-Aquitaine (15,1%) et l’Auvergne-Rhône-Alpes (14,4%), affectée par une baise respective de 19,3%, 7,7% et 0,3%.

A l’échelle départementale, les Alpes-Maritimes (+80,4%), la Manche (+15,2%), la Marne (+15,4%) et les Yvelines (+127,3%) s’avèrent les plus dynamiques. Les plus fortes baisses sont enregistrées dans le Gers (-34,6%), la Haute-Garonne (-28,4%) et les Pyrénées-Atlantiques.

Le taux de féminisation en baisse, à 39,1%

Le taux de féminisation pour l’ensemble des installés diminue en 2024 pour s’établir à 39,1% contre 40,2% en 2023. Chez les jeunes installés, le taux est de 33,2% contre 33,8% en 2023.

Parmi les installations tardives, hors transfert entre époux, la part des femmes continue de reculer pour atteindre 49,0% (contre 49,3% en 2023, 50,2% en 2022, et 58% huit ans plus tôt). Les installations par transfert entre époux concernent très majoritairement les femmes : 92,4% en 2024, contre 90,7% en 2023.

La superficie moyenne exploitée par les femmes installées en 2024 est de 27,4ha contre 37,1ha chez les hommes). Les femmes s’installent à 53,3% sous forme sociétaire contre 52,5% chez les hommes.

Surface moyenne en hausse, à 37,1 ha chez les jeunes installés

En 2024, la superficie moyenne du jeune installé s’élève à 37,1ha contre 36,6ha en 2023. La moitié des jeunes installés exploite en moyenne une superficie (par installé) inférieure ou égale à 22ha et un quart exploite plus de 57ha.

Hors transfert entre époux, la superficie moyenne mise en œuvre par les installés tardifs s’établit à 20,5ha contre 22,5ha en 2023. La moitié dispose de moins de 9ha et un quart d’entre eux met en valeur plus de 29ha.

Une majorité d’installations sous forme sociétaire

En 2024, 56,0% des jeunes s’établissent en société contre 56,3% en 2023, avec une prédilection les Gaec, (24,3% des installations) et les EARL (15,6%). Le transfert entre époux se réalise logiquement sous une forme juridique en nom personnel (76,1% des installations). Pour les installés tardifs hors transfert entre époux, la forme sociétaire est légèrement minoritaire, représentant 47,3% des installations.

La pluriactivité en baisse modérée

En 2024, 41,8% de l’ensemble des installés se déclarent pluriactifs contre 43,2% en 2023. Près de quatre jeunes installés sur dix (39,4 %) sont pluriactifs en 2024 (contre 39,9 % en 2023). Ce taux atteint 40,7 % chez les hommes (contre 40,4 % en 2023) et 36,5 % chez les femmes (contre 39,3 % en 2023).

Chez les installés de 40 ans et moins, le taux de pluriactivité continuer d’augmenter, à près de 40%. Il atteint 40,4% pour les hommes contre 37,9% en 2022 et 39,3% pour les femmes contre 35,4% en 2022.

Parmi les installés de plus de 40 ans, hors transfert entre époux, 48,3% sont pluriactifs (50,5 % pour les hommes et 46,4% pour les femmes. Lorsqu’il y a un transfert entre époux, le taux de pluriactivité est de 45,7% (27,6% pour les hommes et 47,4% pour les femmes).

Tous les secteurs d’activité sont concernés par la pluriactivité, avec un taux compris entre 25% et 45%. Néanmoins un secteur se distingue des autres : les cultures céréalières ou grandes cultures, avec un taux de pluriactivité de 64,8%.

3 installations sur 4 passent le cap des 6 ans

Toutes catégories d’installés confondues, le taux de maintien en activité après 6 ans d’exercice s’établit à 77,2% contre 76,9% en 2023. Le taux de maintien est extrêmement élevé pour les jeunes (84,8 %) mais plus faible, sous l’effet des départs en retraite, chez les installés de plus de 40 ans : 63,0% pour les installés hors transfert et 51,2% pour les installés suite à un transfert entre époux.

Le taux de maintien après 6 ans varie sensiblement selon l’orientation économique de l’exploitant, avec en tête les élevages de bovins lait (85,6%), les élevages de bovins viande (84,3%), les agriculteurs pratiquant la polyculture ou le poly-élevage (83,8%), les céréaliers (82,4%), les éleveurs de bovins‐mixte (81,0%), les élevages ovins et caprins (79,0%), les élevages porcins (78,1%), les arboriculteurs (76,2%), les viticulteurs (74,8%), les élevages de volailles et lapins (74,1%) etc.