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Jeudi 24/09/2026

Au premier semestre 2026, un peu plus d’offre et de demande en bio

Publié par Pleinchamp

Le solde entre les entrées et les sorties de producteurs bio est de nouveau positif tandis que la consommation de produits bio a progressé de 4,8% en valeur. Une embellie que la sécheresse pourrait contrarier, notamment en maraichage diversifié, pour lequel la FNAB demande un soutien particulier.

A l’occasion de la Journée européenne du bio mercredi, l’Agence bio a communiqué deux chiffres témoignant de l’état de la filière bio. Deux chiffres seulement pourrait-on objecter mais deux chiffres qui disent beaucoup de la conjoncture entourant l’AB. Le premier concerne la production, et plus exactement les producteurs : au 31 août 2026, ils étaient 687 de plus qu’au 31 décembre 2026, résultat de la différence entre les entrants (+14%) et les sortants (-13%).

Pour rappel, l’année 2026 avait été marquée par le recul, pour la première fois dans l’histoire de la bio, du nombre de producteurs certifiés, au nombre de  61.159, en retrait de 1,3% par rapport à 2024. Le taux de SAU bio s’était lui aussi rétracté, à 10,04% en 2025 contre 10,15% en 2024.

En revanche, côté demande, l’année 2025 avait stoppé l’érosion de la consommation, amorcée depuis 2021 sous l’effet conjugué de la crise inflationniste, de la faiblesse de la commande publique ou encore de la profusion-confusion de labels. L’an passé, porté par les volumes (+2%) et la valeur (+1,6%) le marché alimentaire bio (12,6Mds€) avait ainsi progressé de 3,6% dans un marché alimentaire global à +2%.

Selon l’Agence bio, au premier semestre 2026, la consommation de produits bio a progressé de 4,8% en valeur.

La sécheresse au tournant

Reste à espérer que la sécheresse sans précédent et sans fin ne va pas (trop) entamer le potentiel de la production, la bio n’étant pas particulièrement prémunie. Un secteur inquiète en particulier la filière, celui du maraichage diversifié, particulièrement exposé au sinistre tout en étant parmi les moins bien assurés (et assurables). La FNAB demande ainsi à ce que le « fonds de réarmement », autrement dit le fonds d’urgence du plan « Canicule - Adaptation - Sécheresse – Invendies » soit « prioritaire » et que « les surfaces agricoles couvertes par une assurance multirisques climatiques restent sur l’ISN pour ne pas vider les enveloppes ».

La FNAB réitère au passage ses demandes d’allocations budgétaires, nationale et européenne, avec respectivement une hausse du crédit d’impôt bio à 6000 euros dans le budget 2027 et une hausse de l’écorégime bio à 145€/ha à partir du 1er janvier 2027. « Le bio est une force de notre agriculture. Je continuerai à me battre pour lui donner les moyens de grandir », a déclaré mercredi la ministre de l’Agriculture Annie Genevard lors d’un déplacement à Montreuil (Seine-Saint-Denis) dans les cuisines du restaurant administratif de plusieurs opérateurs sous tutelle de son ministère.