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Jeudi 05/11/2026
La sécheresse 2026, un peu plus d’eau au moulin de l’agrivoltaïsme, selon Sun’Agri
Le pionnier de l’agrivoltaïsme dynamique met en avant l’effet tampon des panneaux surplombant les cultures, perceptibles sur les rendements et la qualité des récoltes, avec en prime une réduction des besoins en irrigation.
« Année après année, nos résultats se confirment. Ils s’appuient sur 17 ans de recherche et de suivis au champ, en viticulture, en arboriculture, en élevage et en grandes cultures. D’une saison à l’autre, ils montrent la même tendance : l’agrivoltaïsme dynamique limite les effets des fortes chaleurs, réduit les besoins en irrigation et maintient, voire améliore, les rendements et la qualité des productions. Cette constance est notre meilleure preuve. Elle renforce la résilience des exploitations et contribue à leur rentabilité dans un climat de plus en plus incertain ». Ainsi s’exprime Cécile Magherini, directrice générale déléguée de Sun’Agri, qui n’oublie pas de mentionner le complément de revenu procuré par les panneaux surplombant les céréales, la vigne ou encore les arbres fruitiers.
Ecrêter les excès climatiques
Depuis la mise en service, en 2018, de son premier démonstrateur sur 4,5 ha de vigne à Tresserre (Pyrénées-Orientales), Sun’Agri a fait pousser des panneaux sur plus de 45 sites en France, constituant autant de références, chaque projet étant systématiquement adossé à une parcelle témoin et faisant l’objet d’un suivi par un organisme neutre (Chambre d’agriculture, Institut français de la vigne et du vin…). Chaleur, vent, grêle, abats d’eaux… : les ombrières ont vocation à écrêter les excès climatiques, à réguler la productivité, à préserver la qualité et à flatter la sobriété hydrique. S’agissant des fortes températures, l’entreprise avait déjà eu l’occasion de documenter les bénéfices de la production sous ombrières, notamment dans un verger de poiriers à Llupia (Pyrénées-Orientales).
Une économie moyenne de 30 % sur la ressource en eau
Inutile de dire que l’année 2026, préfiguratrice du climat de 2050, a enrichi le spectre de références en la matière. En céréales, Sun’Agri mentionne +25 % d’eau dans le sol en moyenne (30 à 80 cm de profondeur) et jusqu’à -10°C en surface (feuilles et sol). En vigne, l’agrivoltaïsme dynamique s’avère plus efficace que l’irrigation pour limiter le desséchement des baies à la récolte : 12 % de perte sous ombrière sans irrigation contre 16% pour le témoin non irrigué. Toutes cultures confondues, en système irrigué, depuis 2019, Sun’Agri fait part d’une économie moyenne de 30 % sur la ressource en eau.
Performance agronomique versus rendement énergétique
L’entreprise à mission, dont la maison-mère, Sun’R, est passée dans le giron d’Eiffage Concessions en 2022, défend depuis ses origines (2007) la priorisation de l’agronomie sur l’énergie. Dit autrement, ses algorithmes privilégient les besoins physiologiques des cultures sur le rendement énergétique des panneaux, en jouant sur leur orientation en continu. À Lavalette (Hérault), Sun'Agri a comparé deux façons d'orienter les panneaux au-dessus du maïs. Avec le pilotage agronomique, la hauteur des plants, la date de floraison et le rendement sont identiques à ceux de la zone témoin. Avec un pilotage qui suit le soleil, le rendement chute de 15 %.