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Mercredi 21/01/2026
Le crédit d’impôt en faveur de la bio finalement maintenu à 4500€/an pour 3 ans
La FNAB, qui avait un temps espérer une revalorisation à 6000 euros, salue une victoire en demi-teinte et attend des garanties sur le maintien de l’Agence Bio et la relance du Fonds Avenir Bio.
Le gouvernement a engagé mardi sa responsabilité sur la partie recettes du budget et s’il résiste aux motions de censure de censure déposées par La France insoumise (LFI), les communistes et les écologistes d’un côté, le Rassemblement national (RN) de l’autre, et qui feront l’objet d’un vote des députés vendredi, le Projet de loi de finances 2026 entérinera le maintien à 4500€/an et pour 3 ans du crédit d’impôt accordé aux agriculteurs certifiés en agriculture biologique.
Pour la FNAB, il s’agit d’une victoire en « demi-teinte » car, à l’issue de débats transpartisans, l’Assemblée nationale puis le Sénat s’étaient prononcés en faveur d’un relèvement du crédit d’impôt bio à 6000€ sur trois ans. « Le Gouvernement et le Premier ministre s’étaient engagés auprès de notre organisation à soutenir le vote transpartisan du Parlement, déplore Loïc Madeline, co-président de la FNAB. Nous attendons désormais des explications sur ce choix final surprenant et des garanties complémentaires, notamment le maintien de l’Agence Bio et la relance du Fonds Avenir Bio, indispensables pour sécuriser la reprise et apporter de la stabilité aux producteurs bio ».
Le crédit d’impôt bio, versé aux exploitations réalisant au moins 40% de leurs recettes en AB, bénéficie actuellement à plus de 50% des exploitations certifiées. La FNAB estime que « dans un contexte budgétaire contraint, cette décision permet de sécuriser un dispositif dont l’existence même avait été menacée ». Elle s’inquiète en revanche des intentions prêtées au gouvernement de supprimer l’Agence bio.
Celle-ci avait failli passer sur le billot en début d’année après que le Sénat ait voté un amendement entérinant sa suppression. Une idée jugée alors « pertinente » par la ministre de l’Agriculture avant que le gouvernement, engagé dans une chasse aux économies et aux agences de l’Etat, ne se ravise.