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Mardi 05/05/2026

Agri-Éthique ou la preuve qu’un autre modèle est possible

Publié par Pleinchamp

Le premier label de commerce équitable français voit dans la progression, aussi forte que continue, de son chiffre d’affaires, les prémices d’une refondation du modèle agricole et alimentaire, porteuse de rémunération, de transition et de souveraineté.

79 % des Français sont prêts à faire évoluer leurs habitudes pour soutenir un modèle agricole plus souverain, avec une hausse de prix acceptable de 3 à 5% sur le panier alimentaire : c’est l’un des enseignements du baromètre dévoilé en mars dernier par Agri-Éthique, confrontant la perception de la souveraineté alimentaire de nos concitoyens et des agriculteurs. Des belles paroles qui n’engagent que 1058 Français anonymes sondés dans l’enquête ? Pas si sûr. Agri-Éthique, le premier label de commerce équitable français, a annoncé le 4 mai avoir (largement) dépassé le milliard d’euros de ventes consommateurs en 2025, pour atteindre exactement 1,169 milliard d’euros, soit une hausse de 28,3% sur un an.

Dans le même baromètre, 56 % des Français affirment se fier aux labels pour authentifier l’origine des produits et c’est là ou Agri-Éthique, qui est un label et non une marque, un tiers de confiance entre agriculteurs, transformateurs et industriels, apporte sa caution. Le tout explique la progression à deux chiffres de l’activité d’Agri-Ethique depuis maintenant plusieurs années. « Les consommateurs attendent avant tout un contrôle indépendant et la garantie d’une rémunération juste pour les agriculteurs, explique l’entreprise dans un communiqué. La bonne volonté est aussi là du côté des agriculteurs, qui se disent prêts à plus de transparence sur leurs coûts de production, leurs prix de vente et leurs performances environnementales »

Du changement d’échelle…

Fondée en 2013, devenue société à mission en 2024, Agri-Éthique ne compte pas s’arrêter là. En 2025, le label totalisait 6093 agriculteurs, soit 2437 fermes et 31 groupements de producteurs, engagés sous contrat tandis le nombre de références de produits présents dans les (tous) rayons s’établit à 1179 à travers 60 marques partenaires, les derniers arrivés se nommant La Fournée dorée, Bonduelle Food Service ou encore Andros Food Service. Le label vise les 2 milliards d’euros de ventes consommateurs en 2029, en misant sur plusieurs leviers de croissance tels le développement en restauration collective via le cadre de la loi Egalim, l’ouverture de nouvelles filières et l’engagement de nouvelles entreprises partenaires.

Le modèle Agri-Ethique repose sur la prise en compte des coûts de production réels, la co-construction d’un prix équitable en fonction des réalités économiques et la garantie du prix dans la durée.

… au changement de modèle(s)

En accompagnant cette construction du prix et en s’assurant du respect des garanties sur toute la chaîne, des champs jusqu’au rayon des supermarchés, Agri-Ethique porte une ambition multiforme : apporter une solution durable, pour ne pas dire définitive, aux crises agricoles à répétition, relocaliser l’agriculture en France et donner des gages tangibles de souveraineté alimentaire, financer la transition agroécologique et transformer le modèle alimentaire. Ni plus ni moins.

"Il n’y aura pas de transition sans engagement économique"

« L’agriculteur ne veut pas qu’on lui impose un prix, il veut qu’on parte de son prix, explique Ludovic Brindejonc, directeur général et fondateur d’Agri-Éthique. Le sujet n’est plus de savoir si ce modèle fonctionne. La question, c’est pourquoi il n’est pas encore devenu la norme. Il n’y aura pas de transition sans engagement économique ».

Selon Agri-Éthique, son modèle performe parce qu’il intègre, dès le départ, les contraintes économiques de chacun des acteurs (producteurs, transformateurs, industriels) pour les aligner durablement. Sans oublier les consommateurs. « D’ici 5 ans, l’ambition est que l’équitable français soit dans les assiettes de toutes les familles », conclut Agri-Éthique.