Téléchargez la nouvelle application Pleinchamp !
Jeudi 02/04/2026

Chambres d’agriculture : 1600 conseillers référents au service d’une approche globale des exploitations

Publié par Pleinchamp

C’est une des mesures figurant dans le projet stratégique de Chambres d'agriculture France pour les années 2025-2030, projet qui entend se recentrer sur le développement agricole et le revenu des agriculteurs face aux aléas climatiques, économiques et réglementaires.

« Etre un acteur stratégique, indépendant et de référence pour tous les projets d’évolution des exploitations, d’installation ou de transmission, en apportant un accompagnement performant, humain, lisible et personnalisé pour sécuriser les parcours des agriculteurs, tout au long de leur carrière, en intégrant les évolutions des exploitations dans la durée » : c’est la première des 12 ambitions égrenées dans le projet stratégique de Chambres d'agriculture France, dévoilé le 19 mars dernier, baptisé « Ambition 2030 », année qui marquera la fin de la mandature actuelle. « Notre ambition ? Une capacité à réinventer le développement agricole et à déployer des projets chez les agriculteurs qui permettent d’améliorer le revenu, la qualité de vie et l’environnement par une vision globale qui s’adapte aux projets de territoires », promet son président Sébastien Windsor.

Des conseillers référents

Et pour appréhender cette « vision globale », le réseau va déployer 1600 conseillers référents. Les Chambres semblent ainsi faire leur les recommandations de la Cour des comptes qui, dans un rapport publié en octobre dernier et relatif à l’analyse du Contrat d’objectifs et de performances (COP) 2021-2025, recommandait un recentrage des missions sur quelques priorités autour de l’accompagnement des agriculteurs dans les transitions économiques, sanitaires et environnementales. « Le déploiement d’un conseil global et stratégique, inscrit dans la loi d’orientation, dans le cadre d’une offre nationale de services rationalisée, doit ainsi devenir une priorité affirmée du réseau et de l’État », recommandaient les Sages.

Les Chambres entendent également être motrices en matière de transition numérique, en intégrant les Outils d’aide à la décision (OAD) et l’intelligence artificielle dans son offre de conseil d’une part et en formant conseillers et agriculteurs à une utilisation « raisonnée et autonome » des outils en question d’autre part. « L’objectif est de retrouver une véritable capacité d’agir, formule Sébastien Windsor. En réinventant le développement agricole, nous ne nous contentons pas de répondre à l'urgence : nous participerons à améliorer la situation économique et la résilience des exploitations ».

Des Chambres co-créatrices de valeur

Le réseau entend apporter sa contribution à la création de valeur dans les filières et les territoires, par le renforcement des productions en place ou la diversification des activités agricoles, par la création de nouveaux débouchés pour les agriculteurs ou encore en accompagnant les productions d’énergies et de matériaux renouvelables. Il entend aussi être acteur stratégique de l’aménagement du territoire, capable de défendre les espaces agricoles dans les décisions locales, d’anticiper les pressions foncières, et de préserver la qualité de l’eau, la biodiversité, et l’accès à un foncier mobilisable. Les Chambres veulent également se positionner comme un acteur majeur de l’accompagnement de la forêt, de l’agroforesterie et du bocage vers la gestion durable et la valorisation économique de ces espaces.

A la manœuvre sur France Services Agriculture

D’ici là, les Chambres d’agriculture vont constituer la première porte d’entrée à l’installation-transmission, avec l’intronisation, le 1er janvier 2027, du nouveau service public dédié, à savoir France Services Agriculture (FSA). Intronisé par la loi d'orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture, FSA fait office de guichet unique pour toutes les personnes souhaitant s’installer ou bien cesser leur activité agricole. Relevant d’une mission de service public, le niveau 1 sera assuré par les Chambres d’agriculture via le Point d’accueil départemental unique (PADU). Ses prérogatives ? Accueillir, informer, orienter, en présentant de manière « exhaustive », et avec une obligation de « neutralité », les structures agréées à ce titre par l’Etat, en veillant à « l’équité » entre ces dernières et au respect du « pluralisme ». Le niveau 2 de FSA offrira aux porteurs de projets et aux cédants conseils et accompagnement personnalisés via l’entremise des structures agréées.