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Lundi 06/04/2026
Crise énergétique : des « prêts flash carburant » compris entre 5000 à 50.000 euros
Les prêts, ciblant notamment les exploitations agricoles, seront proposés à compter du 13 avril sur le site de Bpifrance au taux fixe de 3,8%, sans aucune garantie et remboursables sur 3 ans dont 1 an de différé.
Un montant compris entre 5000 à 50.000 euros. Un taux d’intérêt fixe de 3,8%. 12 mois sans rien rembourser avant un échéancier de 24 mois. Une demande en ligne sur le site de Bpifrance à compter du 13 avril. Une réponse en 48 heures. Les fonds débloqués en moyenne en 8 jours. Aucune garantie demandée. Telle est la dernière opération anti-crise énergétique proposée par le gouvernement le 3 avril suite au déclenchement de la guerre israélo-américaine en Iran le 28 février dernier, engendrant une flambée des hydrocarbures et des engrais et gangrénant l’économie planétaire.
Les « prêts flash carburant » concernent les TPE et PME des secteurs des transports, de l’agriculture et de la pêche consacrant un minimum de 5% de leur chiffre d’affaires à l’achat de carburant.
Il s’agit de la troisième réplique gouvernementale en à peine un mois, après les mesures de soutien à la trésorerie (report de cotisations sociales, étalement des échéances fiscales et déjà des prêts de court terme exceptionnels opérés par Bpifrance) et le renoncement, pour le mois d’avril, à la perception du droit d’accise sur le GNR, équivalant à une réduction de 4 centimes par litre. Pas sûr que cette troisième salve, consistant à différer l’impact avec en prime une addition d’intérêts, satisfasse les agriculteurs.
-30 centimes pour la FNSEA, 1 euro maxi pour la CR
Face à l’envolée de 50 à 60 centimes du litre de GNR, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a réclamé vendredi une « prise en charge de 30 centimes », n’excluant pas une mobilisation pour obtenir gain de cause. La Coordination rurale demande quant à elle le plafonnement temporaire du GNR à 1 euro TTC le litre et l’instauration d’un bouclier tarifaire ciblé.
De son côté, le ministère de l’Economie a évalué le coût de la crise pour les finances publiques : +270 millions d’euros de recettes pour le mois de mars (dont 150M€ d’accises et 120M€ de TVA), -130 millions d’euros de dépenses pour le mois d’avril (-70M€ d’accises, -60M€ de nouveaux bénéficiaires du chèque énergie), -300M€ d’augmentation de la charge de la dette sur un mois. Résultat : -160 millions d’euros.
