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Jeudi 30/07/2026

Les entreprises de travaux agricoles, thermomètres de la crise climato-économique qui couve

Publié par Pleinchamp

La FNEDT craint, pour ses adhérents, un effet « domino » des conséquences de la sécheresse, qui va assécher un peu la trésorerie de leurs clients, déjà mise à mal par des cours atones.

« Lorsque les ETA commencent à s'interroger sur la capacité de leurs clients à régler leurs factures, ce n'est jamais un bon signe pour l'agriculture ». Telle est l’alerte lancée par Philippe Largeau, président de la Fédération nationale des entrepreneurs des territoires (FNEDT). Rappelant que ses adhérents interviennent dans plus de quatre exploitations sur cinq, la FNEDT s’inquiète de la conjoncture climato-économique.

Et pour cause. Si le blé et l’orge sont, globalement, passés à travers les gouttes, et si le colza dénote au plan économique, le pire est à craindre pour les cultures d’été, avec comme signe ostentatoire la réalisation des premiers ensilages dès la fin du mois de juillet, tandis que les prairies se font paillassons, le tout sur fond de collecte et du prix du lait en berne, la viande n’étant pas mieux lotie.

La ministre de la Transition écologique évoque une sécheresse exceptionnelle, avec « plusieurs indicateurs [qui] montrent des niveaux comparables à ceux de la sécheresse historique de 1976 ou à celle de 2022 ».

Marquée par quatre épisodes caniculaires en huit semaines, 2026 présente tous les oripeaux d’une année sacrificielle. D’où l’alerte de la FNEDT. « Préserver la souveraineté alimentaire ne consiste pas seulement à regarder les rendements et les revenus des agriculteurs. Il faut aussi préserver une infrastructure ETA solide qui réalise les travaux agricoles en soutien à la production et aux élevages », conclut son président.