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Vendredi 23/01/2026

Mercosur : plusieurs dirigeants européens veulent une application rapide, souligne von der Leyen

Plusieurs dirigeants européens souhaitent une application "dès que possible" de l'accord commercial avec le Mercosur, a souligné vendredi la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

Le Parlement a saisi mercredi la Cour de justice de l'Union européenne pour
vérifier la légalité de ce traité de libre-échange, ce qui suspend le processus de ratification pendant un an et demi. Mais la Commission a le droit dans l'intervalle d'appliquer provisoirement cet accord avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay. "Nous n'avons pas encore pris de décision", mais "la question de
l'application provisoire a été soulevée par plusieurs dirigeants
" européens,
lors d'un sommet à Bruxelles jeudi soir, a affirmé Ursula von der Leyen.

Une demande d'application provisoire du traité

Chez ces responsables, "il y a un clair intérêt" pour que cet "important
accord
" s'applique "dès que possible", a-t-elle assuré . Mais une telle application ne sera possible que quand au moins un des pays du Mercosur aura formellement approuvé cet accord, a-t-elle rappelé. "Nous serons prêts lorsqu'ils le seront" côté latino-américain, a assuré la dirigeante.

Auparavant, Antonio Costa, le président du Conseil européen - l'instance
qui représente les Etats membres - a réclamé cette application provisoire. Selon lui, la majorité des Etats membres y est favorable. L'Allemagne soutient ardemment la mise en œuvre rapide de l'accord, tout comme l'Espagne. Mais la France y est farouchement opposée, en raison de craintes pour son secteur agricole. Si Mme von der Leyen "venait à passer en force en imposant une application provisoire, cela constituerait (...) une forme de viol démocratique", a lancé la porte-parole du gouvernement français jeudi, Maud Bregeon.

Voir aussi : le traité UE-Mercosur en sursis : les réactions et les jours d’après

Mercredi, les syndicats agricoles européens ont salué la saisine de la
justice et mis en garde contre tout "passage en force" de la Commission
européenne.