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Mercredi 22/04/2026

[Dossier] La ferme France et la compétitivité intra-UE : des racines du décrochage aux germes du rebond

Publié par Pleinchamp

Taille critique, contraintes réglementaires, charges de mécanisation, taux d’endettement, gestion des ateliers de polyculture, compétences entrepreneuriales et managériales… : un rapport ministériel décrypte les « désavantages comparatifs » des exploitations françaises face à leurs homologues européennes de taille comparable, en grandes cultures, bovins lait et volailles de chair. Une introspection salutaire en prélude au rebond salvateur.

En poulet, un problème d’acceptabilité plus que de rentabilité

[17/04/2026] La filière volaille de chair est en capacité de rivaliser avec ses challengers européens pour peu que les enjeux inhérents à la création et/ou à l’agrandissement de poulaillers soient bien soupesés par nos concitoyens. Lire la suite.

En poulet comme en bovin, la gestion de l’atelier grandes cultures pourrait être améliorée car elle génère pour une majorité d’exploitations des frais fixes trop élevés au regard de son intérêt économique (Crédit photo : R. Lecocq)
En poulet comme en bovin, la gestion de l’atelier grandes cultures pourrait être améliorée car elle génère pour une majorité d’exploitations des frais fixes trop élevés au regard de son intérêt économique (Crédit photo : R. Lecocq)

En lait, une moindre productivité par vache et un prix du lait réel moins élevé

[16/04/2026] La productivité française en litre par vache mais aussi en matière grasse et matière protéique est moindre que celle de leurs homologues polonaises, allemandes et néerlandaises. Le différentiel de prix du lait constitue aussi un manque à gagner. La gestion de l’atelier grandes cultures est perfectible. Lire la suite.

Les exploitations laitières françaises produisent moins de lait par vache que leurs homologues polonaises, allemandes et néerlandaises (Crédit photo : R. Lecocq)
Les exploitations laitières françaises produisent moins de lait par vache que leurs homologues polonaises, allemandes et néerlandaises (Crédit photo : R. Lecocq)

En en grandes cultures, la résilience par l’agrandissement

[13/04/2026] Challengée par l’Allemagne et la Roumanie, la filière céréalière française n’a pas à rougir se ses performances mais la gestion intensive des itinéraires culturaux, forcée par des niveaux de surfaces moindres, la rend plus vulnérable aux aléas, selon un rapport du CGAAER décryptant la compétitivité intra-européenne de la ferme France. Lire la suite.

Les exploitations céréalières françaises sont très performantes, mais pourraient l’être davantage en optimisant leurs charges de mécanisation (Crédit photo : R. Lecocq)
Les exploitations céréalières françaises sont très performantes, mais pourraient l’être davantage en optimisant leurs charges de mécanisation (Crédit photo : R. Lecocq)

La disruption ou le déclin

[07/04/2026] Un rapport du CGAAER dresse une analyse sans concession du décrochage des filières céréalière, laitière et volaille de chair vis-à-vis de nos compétiteurs européens, appelant l’ensemble des parties prenantes - Etat, profession, société civile - à réinterroger le modèle de polyculture-élevage et de petite exploitation familiale, qui s’accommode mal d’une gestion à la petite semaine de 70 heures inhérente au cumul des tâches des chefs d’exploitation français. Lire la suite.

« La préservation d’exploitations plus petites et diversifiées conduit à des frais fixes surdimensionnés et amène les exploitants à devoir maximiser le profit de leurs ateliers, ce qui les rend plus sensibles à tout aléa » (Crédit photo : R. Lecocq)
« La préservation d’exploitations plus petites et diversifiées conduit à des frais fixes surdimensionnés et amène les exploitants à devoir maximiser le profit de leurs ateliers, ce qui les rend plus sensibles à tout aléa » (Crédit photo : R. Lecocq)

Annie Genevard : « Au titre de la compétitivité, ne faut-il pas se poser la question de la taille critique des exploitations ? »

[23/02/2026] Au Salon de l’agriculture, la ministre de l’Agriculture a délivré ses vérités sur les chantiers qu’elle conduit depuis 17 mois rue de Varenne. Et ouvert le débat sur le sacro-saint modèle familial à la française, pas « caduc » mais peinant à « tenir la cadence face à des exploitations roumaines, polonaises ou même allemandes ». Lire la suite.

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard au Salon de l’agriculture le 23 février 2026 (Crédit photo : R. Lecocq)
La ministre de l’Agriculture Annie Genevard au Salon de l’agriculture le 23 février 2026 (Crédit photo : R. Lecocq)