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Lundi 01/06/2026

En 2025, le marché de l’agroéquipement a baissé de 9% à 7,33 milliards d’euros

Publié par Pleinchamp

Plombé par un secteur céréalier au bord de la rupture et une crise viticole tenace, le marché français du neuf s’est établi à 7,33 milliards d’euros, portant la baisse à -20% en deux ans. Axema anticipe une légère contraction en 2026 avant un rebond en 2027.

Après les 8,08 milliards d’euros enregistrés en 2025, le marché des agroéquipements neuf s’est établi à 7,33 milliards d’euros en 2025, accusant une baisse de 9%. « Le monde agricole évolue désormais dans un contexte d’urgence permanente, entre crises sanitaires, aléas climatiques, tensions géopolitiques et pression sur les coûts de l’énergie, analyse Axema, l’association française des acteurs industriels et des importateurs de la filière des agroéquipements. Dans ce climat d’incertitude, les exploitations restent fragilisées, ce qui pèse directement sur leurs capacités d’investissement et sur l’ensemble de la filière des agroéquipements ».

Grandes cultures et viticulture à la peine

Sans surprise, le secteur des grandes cultures, au bord de la rupture après trois exercices dans le rouge, et que la guerre au Moyen-Orient pourrait enfoncer un peu plus, est particulièrement en souffrance. Parmi les familles les plus impactées figurent les tracteurs standards (-18,5%) et les moissonneuses-batteuses (-24,9%). Les ventes de machines à vendanger (-24,1%) et de tracteurs spécialisés (-19,9%) sont également au plus bas, conséquence logique de la crise structurelle affectant la filière, aux prises à des déséquilibres entre l’offre et la demande et condamnée à la décroissance, via l’arrachage et la distillation. Le secteur de l’élevage, porté par des investissements dans les élevages laitiers et la modernisation des bâtiments, ne permet pas de compenser la baisse des autres secteurs.

Pour l’exercice 2026, Axema anticipe une nouvelle baisse du marché, qui devrait toutefois se maintenir au-dessus de 7 milliards d’euros. Pour rappel, l’exercice 2023 avait battu tous les records, atteignant 9,38 milliards d’euros. Au cours des cinq dernières années, le marché n’est pas descendu en-dessous de 7 milliards d’euros, un seuil historiquement inédit. En outre, le marché français des agroéquipements demeure le 1er en Europe et le 4ème dans le monde.

La France, 3ème importateur mondial de matériel…

La France est aussi le 3ème importateur mondial de matériel, la production hexagonale couvrant seulement un quart (26%) des besoins. En 2025, les 540 fabricants répertoriés dans l’Hexagone ont assuré une production équivalente à 7,3 milliards d’euros, en baisse de 3% sur un an, se plaçant au 3ème rang européen, derrière l’Allemagne (40% des importations) et l’Italie. Si les ventes intérieures ont reculé de 11%, les exportations ont augmenté de 4%, illustrant « la compétitivité internationale du savoir-faire français » selon Axema.

… et 3ème exportateur mondial de tracteurs

Les trois usines de tracteurs présentes sur le territoire (Massey Ferguson à Beauvais, Claas au Mans, Kubota à Bierne) assurent à elles seules 53% des exportations. La France est le 2ème producteur (en valeur) de tracteurs en Europe et 3ème exportateur mondial de tracteurs, derrière l’Allemagne et les Etats-Unis.