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Lundi 02/02/2026

Les Contrats d’avenir ou la planification agricole à l’horizon 2050

Le gouvernement a officiellement lancé le chantier des Contrats d’avenir agricole, censés prémunir notre souveraineté alimentaire des impacts du changement climatique, et que la future loi d’urgence agricole devrait cadrer.

« On est dans n moment particulier dans lequel on n’a pas suffisamment tiré les conclusions du réchauffement climatique et de l’impact sur les productions dans lequel on n’a pas suffisamment tiré les conclusions sur le modèle de consommation et la manière dont les Françaises et les Français consomment et ont consommé ces dernières années et puis surtout on ne tire pas suffisamment tiré les conclusions sur ce que les crises géopolitiques du moment peuvent induire sur notre modèle productif ». C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre Sébastien Lecornu vendredi 30 janvier en conférence de presse, en marge d’une visite d’exploitation agricole à Baigneaux (Eure-et-Loir).

Une exploitation pas choisie par hasard. Sa propriétaire, Aude Sevestre s’est diversifiée il y a quelques années dans la production d’amandes, aux côtés d’une vingtaine d’autres céréaliers au sein de la Sas Les Amandes de Pithiviers, avec pour objectif de recréer une filière locale et de réancrer le Pithiviers, gâteau à base d’amandes origine de la ville éponyme dans le Loiret tout proche, à partir d’ingrédients du terroir. Une visite que le Premier ministre a jugée « passionnante pour son modèle de réussite ».

Un dossier poussé par les JA

La visite du Premier ministre fut l’occasion d’annoncer le lancement des Contrats d’avenir agricoles, destinés à accompagner, techniquement et financièrement, « les agriculteurs qui se lancent dans une nouvelle culture adaptée au marché et au changement climatique » selon les termes du gouvernement. L’annonce a ravi les JA qui poussent ce dossier depuis plusieurs années. « Portés par le réseau Jeunes Agriculteurs depuis plusieurs années, les plans et contrats d’avenir sont l’outil de reconquête de notre souveraineté alimentaire face au dérèglement climatique et au défi démographique. Ces contrats aideront les jeunes agriculteurs à financer la transition de leurs exploitations agricoles », ont réagi les JA dans un communiqué.

Le syndicat prône une planification de la production agricole s’appuyant d’une part sur des « plans d’avenir » fixant les engagements au niveau territorial, sur la base d’un diagnostic enjeux agricoles et climatiques et sur des « contrats d’avenir », signés entre les agriculteurs, les pouvoirs publics et les acteurs économiques des filières, pour les sécuriser dans leur transition.

Dans la future loi d’urgence agricole

Arrimés aux Conférences de la souveraineté alimentaire, lancées en décembre dernier en vertu de la loi d’orientation de mars 2025, les Contrats d’avenir devaient voir leurs prérogatives définies dans la future loi d’urgence agricole, annoncée le 13 janvier dernier, avec pour échéance le Salon de l’agriculture pour ses grands axes et le début de l’été pour sa présentation au Parlement.